Le harcèlement moral au sein des couples enfin légiféré
En effet, cette psychiatre va lever un véritable tabou : celui de la destruction psychologique, du meurtre parfait psychique où comment des mots peuvent mener insidieusement à la destruction d'une personne, défaire sa vie, ruiner sa carrière professionnelle ou détruire ses enfants. Des personnes blessées, des vies dévastées en toute impunité. Un processus destructeur qui est aujourd'hui (enfin !) reconnu par la loi, même si cela ne règlera pas tout bien entendu... Le contexte des éléments de preuves étant toujours au coeur des débats...
Extrait de l'article 222-33-2-1 : "Le fait de harceler son conjoint, son partenaire lié par un PACS ou son concubin par des agissements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de vie se traduisant par une altération de sa santé physique ou mentale est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende..."
Une loi qui prendra également en compte les incidences sur les enfants (cf. fichier joint).
Toutefois, il faut souhaiter que la loi pose un cadre qui, à défaut de supprimer, diminue ce type de pratiques, dans toutes les catégories sociales. Convaincue que seule la loi peut limiter la portée de la violence. Mettre un frein à ces "individus qui jonchent leurs parcours de cadavres ou de morts-vivants" pour reprendre l'expression d'HIRIGOYEN, "tout en donnant le change par ailleurs et paraissant tout à fait adaptés à la société."
Jusqu'à présent, les victimes savaient rarement utiliser la loi et de manière générale plus elles se débattaient, plus elles s'enfonçaient. Absence de preuves, peur du jugement, de devenir "bourreau" à leur tour par leurs accusations, tabous, absence de soutiens familial ou amical, manque de formation des représentants de la loi etc... reculaient d'autant la réaction et l'action de ces dernières.
Un pas de plus donc, mais un chemin encore long pour que les victimes sortent enfin de l'emprise et du silence...
S. LAURO - 1er juillet 2010
